Il y a un an, le 27 janvier 2025, les rebelles de l’AFC/M23 s’emparaient de Goma au Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), puis de Bukavu au Sud-Kivu, avant de s’emparer de plusieurs localités dont récemment en décembre, la ville stratégique d’Uvira près de la frontière avec le Burundi.
Après l’avoir longtemps nié, sous la pression des États-Unis, Kigali vient de reconnaître officiellement ce soutien. Dans un texte publié par l’ambassadrice rwandaise à Washington, Kigali admet que « le Rwanda participe à une coordination sécuritaire avec l’AFC/M23« .
De l’autre côté, le mouvement rebelle ouvertement soutenu par le Rwanda peine toujours à contrôler les villes de Goma et Bukavu. Les règlements de comptes, les tueries et les vols ciblés se sont multipliés depuis l’entrée des rebelles. Des mouvements citoyens présents dans la ville commencent à appeler à se mobiliser pour mettre fin à l’occupation des rebelles dont la présence a rendue plus difficile les conditions de vie. Une manifestation prévue le 3 janvier a été étouffée de force par l’administration rebelle.
Parmi les victimes du manque de maîtrise de la sécurité dans Goma et Bukavu, le réseau Vodacom du groupe européen Vodafone s’est plaint d’une intrusion mardi des inconnus dans son centre technique perturbant le fonctionnement du réseau. Tamtam News
