En République Démocratique du Congo des soupçons d’un report éventuel des élections du 20 décembre se font de plus en plus sentir. Plusieurs entités émettent des doutes quant à leur tenue effective. Le dernier en date est le cardinal de Kinshasa Fridolin Ambongo qui dit n’avoir pas des garanties au niveau de la CENI qu’il y aura élection ou non. Cette affirmation a amené la CENI à réagir de la plus dure des manières qualifiant les propos du chef catholique de contre-vérités. Des critiques a très forte résonance tels que l’ancien président de la CENI Corneille Nangaa ou encore le journaliste Perrot Luwara signent et persistent pas d’élections en 2023. Ils accusent la CENI d’entretenir un mensonge.
Dans le cadre de ces soupçons certains parlent d’un court report de 3 semaines alors que d’autres parlent de 6 mois de report des élections. Trois semaines ou six mois le nombre de séjours importe que peu en réalité. Un report même d’un jour pourrait être l’élément déclencheur d’un basculement important. L’annonce d’une interruption de la campagne du chef de l’Etat sortant a alimenté davantage ces soupçons. Des critiques parlent d’une fuite en avant pour pas que sa présence dans le pays ne puisse coïncider avec l’annonce du report des élections le cas éventuel.
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Au sein de la classe politique l’éventualité d’un report est de plus en plus prononcé. Mais la CENI de son côté donne l’air d’évoluer normalement. Tous les soupçons d’un report son balayé d’un revers de la main. Mais dans la pratique le déploiement des fiches des témoins, des machines à voté et autres logistiques electoraux ne sont pas effectifs près de trois semaines des élections.
Que compte faire la CENI ? Cette question revient dans la tête de tous les analystes. Car avec les assurances données un report pourrait signaler un dysfonctionnement grave au sein de la CENI et entraîner des conséquences politiques majeures dans le pays. Une partie de la classe politique s’y prépare et les tabulations sont faites en cas d’un report annoncé à la dernière minutes.
Une chose est sûre la réputation de la CENI ne sortira pas inchangée dans le cas d’un report. L’insistance de ses dirigeants qui se verrait court-circuiter par la pratique des choses dans le cas d’espèce pourrait être à la base d’une grave crise de confiance entre la population les candidats et les dirigeants de la CENI. Des demandes d’une recomposition de la commission électorale comme impératif avant de pouvoir avancer ne sont pas à exclure dans une telle hypothèse.
Doit-on s’attendre à un suicide collectif à la tête de la CENI qui se traduirait par des démissions en série ou un rejet de la responsabilité les uns sur les autres ? Près de deux semaines avant les élections la CENI est-elle prête ? Cette question pourrait faire l’objet d’un mystère que la CENI entretiendrait. Si elle est prête elle sortira avec une notoriété renforcée. Mais pourvu que le vote se déroule convenablement et les résultats soient transparents. L’Oiseau perché