Le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni le mercredi 29 juin pour examiner la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo. A cette occasion, les pays membres étaient invités à présenter leurs lectures de la situation ainsi que la position de leurs pays respectifs. Les États-Unis ne sont pas allés par le dos de la cuillère pour évoquer le danger que présente le soutien de l’Etat rwandais au M23. Richard Mills l’ambassadeur des États-Unis près les Nations-Unies, a exprimé les regrets de son gouvernement face à l’attitude du Rwanda dans le conflit opposant la RDC au M23 qui a tendance à remettre en cause l’impartialité des Nations-Unies.
Le gouvernement américain jugent les déclarations de l’Etat Rwandais s’attaquant à l’impartialité de l’ONU, d’encourager l’hostilité envers les forces de maintien de la paix. Il a déploré que le Rwanda ne soit pas à même de prendre note des prouesses de la Monusco qui a mené un travail dur pour réaliser ses priorités stratégiques dans un environnement de plus en plus complexe. Pareilles déclarations encouragent l’hostilité envers les soldats de la paix de la MONUSCO et elles sont inacceptables », a-t-il dit. Pour être clair, toute rhétorique incitant à la violence ou augmentant autrement les risques pour le personnel de la MONUSCO et sa sûreté et sa sécurité est inacceptable ».
Dans cette prise de position les américains estiment que les déclarations du Rwanda fait des forces de l’ONU une cible des groupes armées. Cela fait référence aux récentes attaques du M23 contre les positions de la MONUSCO. Tamtam News